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Jules-César Tabeuguia encensé lors de son 27e anniversaire




L'ancien sociétaire du Yoaundé University Club of Rugby (YUC), Jules César Tabeuguia qui contribue desormais aux victoire du FCTT en Fédérale 2, a fait les choux gras de la presse locale cette semaine. Le lion indomptable de l'ovalie fêtait ses 27 ans ce jeudi 15 mars 2018. Découvrez l'article de La Dépêche concernant ce valeureux rugbyman camerounais.



Ce Jules-César n'a rien d'un empereur romain. Colosse d'1,94 m pour 125 kg, il est plutôt du genre gladiateur, sur les terrains de rugby. Jules-César Tabeuguia, deuxième ligne du FCTT, est Camerounais. Évidemment, il a joué au football. À Yaoundé, il a grandi dans le même quartier que Jean II Makoun qui a effectué une brillante carrière en Europe : «Il venait à la maison voir mon grand frère.»

Mais il était écrit que Jules-César ne deviendrait pas un «Lion Indomptable» du ballon rond.

Il nous raconte son passage à l'ovale : «J'avais 14 ans. Un ami m'a convaincu d'essayer. Le premier jour, je me suis râpé partout car nous avions joué sur un terrain en terre. Je n'ai pas voulu recommencer. Mais, très vite, ça m'a manqué. Le rugby refuse d'être refusé. Et j'ai arrêté le foot.»


Jules César Tabeuguia à l'équipe nationale 


«Lion Indomptable» au rugby

Il est devenu «Lion Indomptable» du ballon ovale (4 sélections A' ; 3 avec les A). «Le rugby m'a permis d'en arriver là où je suis, dans ma vie de tous les jours, dans mon boulot d'électricien où je poursuis ma formation, précise-t-il. Le rugby, c'est un état d'esprit. Quand j'ai débuté, je fréquentais des amis et nous ne faisions rien de sérieux. Une fois rugbyman, je me suis mis à réfléchir à mon avenir. Je savais où je voulais aller. Le rugby m'a épaulé, il m'a aidé à rester concentré sur le but à atteindre.»
Jules-César est arrivé en France il y a trois ans et demi pour suivre sa compagne, une Française rencontrée au Cameroun qui lui a donné deux enfants. À Montpellier, où le couple s'est d'abord installé, il est resté sans jouer : «J'avais eu une opportunité de venir à l'âge de 19 ans, au LOU. Mais je n'avais pu obtenir de visa.»


Une charge dévastatrice de Jules-César Tabeuguia soutenu par son compatriote Hervé Nyatto qui l'a rejoint au FCTT./ Photo DDM, Xavier de Fenoyl



«Le FCTT, c'est une famille»

Ensuite, une fois dans la région toulousaine, Thierry Barbière, qui s'est occupé de la sélection camerounaise, l'a mis en contact avec plusieurs clubs. Pour la troisième année, il fait ainsi le bonheur du FCTT. «J'ai donné ma préférence à ce club qui m'aide dans ma formation professionnelle, explique Jules-César. Je ne le regrette pas. L'ambiance y est très conviviale. C'est une famille. Je côtoie des gens qui ont connu plusieurs clubs. Ils me disent qu'ils vivent des choses qu'ils n'avaient pas vécues auparavant. Le président Francis Cazeneuve fait tout son possible pour entretenir cette ambiance. Et il m'a beaucoup aidé depuis mon arrivée.»

Il n'a donc pas répondu aux sollicitations dont il a fait l'objet en fin de saison dernière : «Je devais bien ça à Francis.»

Il est comme ça, Jules-César Tabeuguia. Il pense aussi à ceux qui n'ont pas la chance de venir en Europe : «Au Cameroun, beaucoup de joueurs ont du potentiel, mais c'est très compliqué pour eux d'obtenir un visa. Je me bats pour que nos frères du pays puissent avoir du matériel afin de pouvoir s'exprimer.» Un mec bien qui fait l'unanimité.

Au fait, aujourd'hui, il a 27 ans. Bon anniversaire !


Jules César Tabeuguia au YUC Rugby à Yaoundé

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