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Dubaï: Une destination alternative pour les Rugbymans Camerounais


En attendant une vraie relance des activités Fédérales avec le renouvellement des instances faitières qui serait  prévu au mois de Janvier Les Rugbymans Camerounais gèrent la crise qui secoue la fédération en s’exilant en masse vers les Émirats Arabe Unis.

Mieux comprendre leur choix revient à refaire une lecture de la situation du Rugby dans cette partie du monde.

Pour Fabien Roveda(propos recueillies sur le site //// Le Rugbyministère.FR ), président de l’école française de rugby à Abu DhabiPour Le rugby est arrivé aux EAU avec les premiers expatriés anglo-saxons, il y a 50 ans, âge du plus ancien club, les Exiles. Puis, il s’est développé avec l’arrivée massive d’étrangers, liée au développement ultra-rapide du pays. De nombreux autres clubs ont vu le jour (tous anglophones, sauf UN) : le championnat local est basé sur les équipes seniors des divers clubs (environ une quinzaine) et inclut les équipes de Doha au Qatar et de Muscat en Oman. 98% des équipes sont constituées d’étrangers et en général coachées par des anciennes gloires du rugby mondial à 7 et XV. Le niveau s’apparenterait à un bon niveau de Fédérale 1 de chez nous pour les meilleures équipes et fédérale 2 pour le reste.

L’équipe nationale fait partie des nations du groupe B de l’ARFU (Asian Rugby Football Union, ndlr) et n’est constituée que de très peu de locaux de naissance. Ces derniers commencent à s’intéresser au rugby – surtout au 7 – et y mettent les moyens pour intéresser les autochtones afin qu’ils lâchent le pousse-citrouille pour passer au lancer de pizza. Malheureusement, rien n’est réellement mis en œuvre pour aider les écoles de rugby, appelées « Mini&Youth ». Lorsque celles-ci n’ont pas d’équipe senior phare, elles se retrouvent à tenter de se battre façon Don Quichotte.

Ce sont pour les Camerounais, Tsabang Bernand, Jephté Sewa Ngassa, Yondep Eric …….(la plupart des Internationaux), les infrastructures de qualité et une organisation de compétition bien structurée qui les attirent. Ils dépensent environ 3000Euros pour pouvoir se rendre dans ce pays du Golf persique ouvert aux étrangers dans une discipline ou’ les locaux ont du mal à se l’approprier.

Entre les rencontres et  les entrainements de Rugby, ils exercent pour la plupart dans la sécurité et autres petits boulots qui leurs sont offerts pour arrondir les fin de mois. Très respectés pour leur endurance et leur détermination les Camerounais gagnent chaque jour  en expérience face à des joueurs étrangers issus des championnats très relevés en Europe et en Afrique du Sud.

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